Boris CERATI
#2021 #2022

Rétrospective 2021, une année difficile. Objectifs 2022

By Boris CERATI, le 26 Décembre 2021

Ça y est, 2021 ferme ses portes pour laisser la place a 2022. J'espère que 2022 sera une année plus réussie que la précédente. En tout cas elle promet de l'être, nous verrons ça plus loin.

Je promenais mes chiens et je repensais à tout ce qui s'est passé cette année. Ce qu'il y a eu de bien ou de moins bien, autant en France que dans le monde. Mais également d'un point de vue professionnel. Et, là, je me suis dit "n'empêche, un peu chaotique cette année !". J'ai pensé qu'il serait intéressant que j'en parle dans un article. J'ai eu à me poser de nombreuses questions cette année. Voyons ce qui s'est passé.

Rétrospective 2021

Le bilan final de 2021 reste tout de même positif. Mais, les 6 premiers mois ont été compliqués.

Dès le début de l'année un sentiment m'envahit rapidement. À quoi est-ce que je sers ? Suis-je vraiment compétent dans le travail qu'on me demande de faire ? La réponse est rapidement venue : non !

Quel est mon travail ? Je manage mon équipe, je développe sur des projets clients, j'installe des serveurs (Ubuntu, Redhat), je dépoussière très rapidement des technos que je ne connais pas et pour lesquels un besoin rapide se fait sentir. Bref, je suis sous l'eau, je fais trop de choses et j'ai l'impression de ne rien apprendre et surtout de ne pas savoir le faire correctement.

Attends deux minutes ! Ça ne serait pas le syndrome de l'imposteur ? On dirait bien ! Mais, ça je ne l'ai pas vu tout de suite.

S'en sont suivis 2-3 mois de démotivation générale. Facile à remarquer : je me lève le matin 15 minutes avant de travailler (en remote), je travaille mes 7h et j'arrête, je passe à autre chose. C'est caractéristique chez moi quand je ne me sens plus motivé. En dehors de ça, plus d'autoformation, très peu de veille technologique, plus de projet de dev perso.

J'adore faire de la veille, découvrir de nouvelles technos, etc.

Bref, je perdais progressivement goût au développement.

Jusqu'au jour où j'ai dit STOP. J'ai démissionné d'une boîte que j'appréciais. J'ai quitté une équipe que j'adorais avec des gens compétents, bienveillants et sympas.

On était en mai 2021. Le temps était venu de passer à autre chose. En tout cas, c'est ce que je pensais.

Arrivé dans ma nouvelle boîte, le goût du dev, de la formation, de la veille m'est revenu au centuple par rapport à avant. Je passais beaucoup de temps à faire de la veille et à apprendre de nouvelles choses (du Go, du Rust, de l'architecture, du React, etc.). Bref, je me sentais mieux.

Mais, là encore, quelque chose n'allait pas. Je ne me sentais pas bien dans l'entreprise où je suis allé. Je me suis laissé quelques semaines pour voir si ça irait mieux. Ça devrait aller mieux non ? Ça va aller mieux !

Eh bien non. Ce sentiment n'est jamais passé ! En plus de ça, un autre sentiment m'envahit. Mon ancienne équipe me manque !

C'est vrai que ce n'est pas facile de quitter une équipe qu'on apprécie, mais après tout on s'y fait. Je m'y serais fait !

Ma décision de quitter la nouvelle boîte était prise. Que faire ? Retourner dans mon ancienne boîte ? Accepter une offre dans une autre boîte (offre qui semblait très intéressante techniquement qui plus est) ?

Je ne savais pas, je me posais la question. J'en ai parlé avec mon ancien manager. La possibilité de revenir et de faire les choses différemment était intéressante.

Mais, en même temps l'offre que j'avais à côté était tout aussi intéressante. Le CTO avec qui j'ai échangé m'a appris des choses pendant l'entretient. Ça doit être un signe que c'est ce que je recherche, non ?

Finalement, j'ai décidé de retourner dans l'entreprise que j'ai quitté en mai 2021.

Fatigue La réaction de certaines personnes quand je l'ai annoncé

C'est un mouvement assez peu conventionnel, c'est vrai. Mais, après tout pourquoi pas ?

On m'a souvent demandé si j'avais regretté d'être parti en premier lieu ?

Absolument pas.

J'ai fait plusieurs erreurs. Mais, celle de partir n'en était pas une. La prochaine étape aurait sans doute été une dépression, je n'aurais sans doute pas été le premier à qui ça arrive.

J'ai fait l'erreur de ne pas en avoir parlé à mon manager, et cela, depuis début 2021. J'ai fait l'erreur de ne pas avoir su diagnostiquer avant ce qui n'allait pas. J'ai fait l'erreur de croire que ce que je faisais, c'est ce que j'aimais faire. Non, je n'ai pas aimé manager des gens, non je ne sais pas "bien" le faire. Mais, j'ai pensé que j'adorais le faire et les gens ont pensé que j'aimais le faire.

Objectifs 2022

Ça fait quelques mois que je suis à nouveau dans la boîte que j'ai quittée en mai 2021. Ça se passe plutôt bien. Je fais du dev, ce que j'aime faire.

Je ne manage plus mon ancienne équipe. On laisse ça à ceux qui savent faire.

Mais, je mentirais si je disais que le syndrome de l'imposteur était parti. Je suppose que c'est quelque chose de normal. On verra bien s'il va s'atténuer dans les mois et années à venir.

Qu'est-ce qui a changé en comparaison à début 2021 ? Est-ce que je suis plus heureux dans ce que je fais maintenant que ce que je faisais il y a 8 mois ? Parce que, après tout, c'est l'essentiel non ? Sinon à quoi bon s'entêter ?

Je fais du dev, c'est perfectible, largement perfectible.

Je devrais être amené à avoir plus de temps pour faire les choses de manière plus propres, plus optimisée, plus maintenable. On y travaille.

J'ai un nouvel objectif pour 2022, refondre la stratégie devops de l'entreprise. Un domaine pour lequel j'adore me former, apprendre de nouvelles choses. Bref un challenge intéressant pour 2022. Rendez-vous dans un an pour voir ce qui aura changé !

J'aborderai 2022 avec beaucoup de motivation. Plusieurs objectifs sur le plan personnel et professionnel :

  • intégrer une démarche devops utile pour tous dans l'entreprise ;
  • m'autoformer sur des tas de sujets :
    • Docker (en autoformation continue depuis 2014) ;
    • Kubernetes ;
    • Go (j'aime bien ce langage) ;
    • DevSecOps ;
    • les tests automatisés. Si je sais en faire, je suis un peu rouillé ;
  • lecture : je lis, mais peu. J'aimerais bien y consacrer plus de temps ;
  • sport : objectif semi-marathon de Paris en mars 2022 ;
  • septembre 2022 : mariage, yeah !

Je précise que ce ne sont pas les traditionnelles "bonnes résolutions" de la nouvelle année. On sait ce que ça donne en général !